Helmut Federle

19 E. 21st St., Six Large Paintings

Neubau / 25.05.–15.09.2019 / Commissaire : Josef Helfenstein

En plus de 40 ans, Helmut Federle (né en 1944 à Soleure, vit à Vienne et Camaiore) a développé une œuvre où construction géométrique et geste pictural s’équilibrent. À partir des années 1970, Federle commence à affirmer sa démarche de peintre. Il s’intéresse à la tradition picturale abstraite de l’art américain d’après-guerre à partir d’une perspective postmoderne. Cependant, à la différence de ses collègues, Federle ne fonde pas sa réflexion sur le moment dans l’évolution des sociétés occidentales d’après-guerre qui voit l’abstraction érigée en esthétique dominante. Il porte à la place un intérêt véritable à l’abstraction situé au croisement entre technique picturale gestuelle et strictement géométrique.

Les peintures grand format et les dessins réalisés par Federle témoignent d’une étude approfondie des formes géométriques et de leurs rapports d’équilibre sur la surface de l’image. En 1982, le Kunstmuseum Basel fait l’acquisition du tableau Asian Sign (1980) pour sa collection. Cette composition inspirée de la forme d’un svastika suscite une vive controverse. Une exposition individuelle de l’artiste est présentée en 1985, puis Asian Sign est intégré à l’exposition permanente du Kunstmuseum Basel I Gegenwart jusqu’au milieu des années 1980.

Depuis, les œuvres de Federle figurent au sein de nombreuses collections muséales et particulières, dont la Tate Modern à Londres et le Centre Pompidou à Paris ; en 1997 il représente la Suisse à la Biennale de Venise. En revanche, à Bâle, rien n’est advenu depuis la polémique. Trois décennies et demie plus tard, l’exposition «Helmut Federle. 19 E. 21st St., Six Large Paintings» part de cet épisode en rassemblant six peintures des années 1980 à 2005 ainsi qu’une série de travaux sur papier du fonds du Kupferstichkabinett (Cabinet des arts graphiques) présentés aux côtés de céramiques anciennes extra-européennes provenant de la collection de l’artiste. À travers cette mise en regard, il apparaît que l’abstraction signifie davantage que la non-figuration pour Federle ; c’est un continuum personnel qui embrasse les époques et les cultures.

L’EXPOSITION EST SOUTENUE PAR :

  • Maryam und Roger Diener
  • Dr. Lukas und Vreni Richterich
  • Isaac Dreyfus-Bernheim Stiftung
  • Jacqueline Kohler-Krotoschin
  • Matthias Erik Vock
  • Stuart und Maxine Frankel
  • Kurt van Belle
  • Sammlung Sigrid und Franz Wojda, Wien
  • Stiftung für das Kunstmuseum Basel
  • OTRANS GmbH, Österreich / Austria